À l'annonce de son cancer du sein, une jeune femme de 29 ans décide de faire prélever ses ovocytes immatures pour les congeler et les conserver. Dans son cas, la stimulation de l'ovulation par des hormones est contre-indiquée. Elle opte pour une IVM (de l'anglais in vitro maturation).Les médecins prélèvent sept ovocytes immatures de la patiente par aspiration. Ils poursuivent leur évolution in vitro, dans un milieu composé d'hormones et du sérum de la patiente. Deux jours après ce traitement, cinq d'entre eux sont viables et prêts à être fécondés. Pour assurer une conservation optimale, ils sont vitrifiés et stockés à -196 °C dans l'azote liquide.Cinq ans plus tard, les ovocytes sont fécondés in vitro et implantés dans l'utérus de la patiente. Elle devient la première femme, guérie du cancer, à donner naissance à un enfant en bonne santé à la suite de ce protocole. Le petit Jules est né en juillet 2019.